Late Fall - En accord

Late Fall - En accord





Bonjour,


A qui je dis bonjour ? A moi-même, comble du narcissisme ? A toi peut-être aussi, fouineur ou fouineuse de la grande toile. Moi aussi je fouine dans la vie des gens, dans ces blogs qui pullulent : décharge !! Voilà à peu près un mois que je n'ai rien mis en ligne. Et pourtant, des dizaines de visites... Quoi, qu'est-ce qui se passe, qui s'intéresse à moi ? J'ai même reçu des messages "ben non bonhomme, arrête pas"... C'est assez déconcertant... Il y a quelque chose que je ne comprendrai jamais dans la blogosphère...

J'ai relu un blog il y a pas longtemps. Quelqu'un que je virtuelaimebien. Pris le temps de le détailler. Qu'est-ce que je vois ? En premier lieu quelqu'un qui manque cruellement de confiance. Thématique qui transpire dans tout le blog, fil conducteur bien trop fin, cassera t-il un jour ?
Et puis quelqu'un de... désabusé. Et déçu. J'ai été très touché par un article en particulier. Ca parlait d'un gosse qui rêve le monde des grands ; et puis le gosse devient un grand ; et puis le grand ne comprend rien à ce monde qui n'est pas celui qu'il s'était représenté, ô désillusion !
Ce n'est pas (si) grave. C'est normal d'avoir ces écrits à 16 ou 18 ans. Plus à mon âge. Cela me préoccupe. Je suis resté bloqué à la case "16 ans", littéralement sctotché. Je ne souhaite pas détailler. J'ai aussi 16 ans, c'est tout. Et puis 8. Mais c'est une autre histoire...

Je suis sensé avoir un bon job dans une bonne boîte, avec les collègues sympas que j'invite le dimanche à déjeuner ; une p'tite femme, deux gosses, un putain de clébard que je sors le soir en saluant mon nouveau voisin, faut faire bonne impression hein ; un propret pavillon de banlieue avec emprunt sur 12 ans à 4.5%. Et puis une bagnole grise série limitée avec plein d'équipement marquée Scenic ou Espace ou quelque chose du même acabit. Et puis je suis sensé être satisfait de cette vie au demeurant bien réglée.
Ce n'est pas exactement cela...

J'ai 16 ans. En opposition sur pas mal de choses. Soit. Mais pas fichu de projeter. Ou alors sur la comète. Je rêve d'une vie meilleure, et je ne fais pas grand chose pour améliorer celle-ci. Et puis je m'interroge sur la norme.
Dois-je ériger cette représentation en vérité, merde !! Il y a ce putain de moule qui me nargue. Toujours là. Dégage, salaud !! Je ne veux pas rentrer dans le moule !

Et puis parfois je veux quand même rentrer dedans. C'est fatiguant de ne pas y être. Et usant... Mais j'ai un problème. Je ne sais pas rentrer dedans. J'ai essayé. A maintes reprises je dois dire. Invariablement l'échec. Le moule n'est-il définitivement pas pour moi ? Faut-il vraiment rentrer là-dedans ?
Ah, et puis oui, il y en a des quantités de moules. il y a celui de la gentille famille avec le clébard bien-sûr ; je l'aime bien celui-là, il est très propre et rassurant. Il y en a pléthore d'autres. Du plus crade au plus glorieux. Inutile de les détailler. Avec comme dénominateur commun de répondre à une norme donnée.
Eh bien si c'est ça, je ne suis pas normal. Je ne rentre nulle part. Mais c'est lourd à porter. Trop lourd. Que faire, ô inextricable dessein !

"Regarde au dehors", me chuchote alors Gaïa, mère de toutes les mères.

On n'a jamais fini d'apprendre à observer la Nature. C'est la troisième partie de l'automne. La plus triste et la plus déprimante. Celle qui rime avec arbres effeuillés, courtes journées, obscurité, déclin de la lumière, gris, et tutti quanti... En fait, non. La nature s'adapte. Plutôt bien je trouve. Rapartons de notre arbre qui perd ses feuilles.

C'est somme toute... naturel. Quand les journées sont longues, les feuilles affamées captent les rayons du soleil, et synthétisent la chlorophylle qui leur donne cette teinte. Moins de lumière ? Moins de soleil ? Pas de problème, l'arbre s'adapte. Les feuilles n'ont plus leur nourriture solaire, leur pigmentation va de paire, jusqu'à se laisser choir. Tout bonnement. En accord avec les éléments.
Loin d'ici, très loin d'ici, vers Le Cap. Le réchauffement climatique se fait sentir. Si bien que l'on a observé (au moins) une espèce jusque là à feuille caduque, dont le feuillage devient maintenant persistant.
Encore une fois, à la fois remarquable et simple adaptation de l'arbre aux conditions climatiques. Et pourquoi pas nous, simple primates sans notre pareil pour nous compliquer la tâche ?

Alors oui, cette troisième partie d'automne n'est pas déprimante. Elle célèbre plutôt la continuelle adaptation de la Nature, en accord avec les éléments.
Les journées sont courtes ? Certes des obligations, mais aussi la possibilité de se laisser aller à un rythme différent, moins soutenu. L'occasion de s'adonner chez soi à la pratique des arts aussi. Ne serait-ce qu'écouter ou jouer un peu de musique, griffonner quelques traits ou quelques mots sur une feuille de papier. Prendre des photographies ou admirer la création inspirée des salles de musée.

J'aspire être en accord avec moi-même.

L'idée est lancée. Je ne sais pas encore (avec précision) comment y parvenir, quelle "stratégie" mettre en place, quoi laisser s'exprimer... C'est un peu confus je dois dire. Il faudra aussi prendre en compte les impondérables. Quitte à en changer la vision. Et, peut-être plus encore le rendu, l'adaptation.
Cela ne va pas faire de moi quelqu'un de populaire. Logique. Plutôt que faire encore -encore !- le dos rond -il ploie !- j'aspire à m'exprimer, en accord avec moi-même. Si Ducon m'importune, je lui dit ; si Dugland m'insupporte, là aussi je lui dit. Sans animosité. Mais avec fermeté. Et conviction dans le propos et dans l'attitude. Que les choses soient claires.
Et je m'en irai à la pause déjeuner seul. Et je ne prendrai plus part à ces regroupements vides que la norme impose. Je ne sucerai plus le derche de quiconque j'aurais besoin pour ceci ou cela. Libre. Affranchi de toute contrainte sociale étouffante. Et puis j'irai pointer dans ces bureau où l'on ne voit que l'ombre des emplois ; des tas d'ombres, des tas d'emplois, las, jamais le bon. Fuck society !! Fucking society...

Il ne s'agit pas non plus d'être un ours mal léché, fuir pour se réfugier dans une cabane au fond des bois -ermite !- ou adopter des comportements nuisibles à l'ordre public. L'ordre public est, et doit être respecté.
Le défi, si je puis dire, est de m'affranchir du joug ; être et non plus paraître... dans un système régit par des règles, des codes, des obligations, de vie en société.

Edicter mon intégrité.

Etre en accord avec moi-même.

Libre.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 05:37

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 07:23

The end - This is the end... Quelque chose est fini. C'est la fin de ce blog peut-être - aussi... Je ne sais pas...

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
I'll never look into your eyes...again

Can you picture what will be
So limitless and free
Desperately in need...of some...stranger's hand
In a...desperate land

Lost in a Roman...wilderness of pain
And all the children are insane
All the children are insane
Waiting for the summer rain, yeah

There's danger on the edge of town
Ride the King's highway, baby
Weird scenes inside the gold mine
Ride the highway west, baby

Ride the snake, ride the snake
To the lake, the ancient lake, baby
The snake is long, seven miles
Ride the snake...he's old, and his skin is cold

The west is the best
The west is the best
Get here, and we'll do the rest

The blue bus is callin' us
The blue bus is callin' us
Driver, where you taken' us

The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went into the room where his sister lived, and...then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door...and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother...I want to...fuck you

C'mon baby, take a chance with us
C'mon baby, take a chance with us
C'mon baby, take a chance with us
And meet me at the back of the blue bus
Doin' a blue rock
On a blue bus
Doin' a blue rock
C'mon, yeah

Kill, kill, kill, kill, kill, kill

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

It hurts to set you free
But you'll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die

This is the end


Lyrics Jim of course

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 13:01

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 15:16

Mid Fall - La chute de l'arbre

Texte à venir


Avant d'écrire mes conneries de mec désabusé, lâchons notre ire si vous le voulez bien. Je conspue ces créatures crétines qui se pédentent (haha, un de plus pour le dictionnaire des néologismes !!) dès qu'il tombe deux ou trois gouttes : dégagez, dégagez dans des lieux où votre sécheresse d'âme et d'esprit s'en ira s'épanouir dans le désert ! Las, entassez-vous et riez, gloussez, crevez esprits asséchés, et laissez-moi jouir de la pluie lourde. Oui, j'aime, et je ne vois pas votre regard insensé se poser sur ma face trempée, laissez-moi hurler dans la nuit mes cris détrempés.


05 octobre
Mid fall... qu'en est-ce que ça commence le milieu de l'automne ? Ben entre les deux extrêmes bourrique ! Hum... Déjà qu'on apprend aux petits soldats sur les bancs de l'école que l'automne commence le 23 septembre... Ne nous compliquons pas la tâche. En tout cas pour moi/en moi, c'est la deuxième partie de la saison marron qui a commencé. Quand ? Oh, je ne saurais dire. Et puis ce n'est guère important. Une période glisse, s'efface, tout doucement, tandis qu'un autre prend le relais, progressivement. Il n'y a rien de violent là-dedans et c'est mieux ainsi. Juste le signal des feuilles en manque de chlorophylle.
Les plus sottes se séparent de l'arbre qui leur a donné vie, bientôts immitées par leurs comparses pleines de compassion. Ah les bougresses, qu'espèrent-elles, elles ne vont pas aller bien loin ! Là où le vent les portera. Alors vient un setiments plus ou moins diffu de repenti. Elles ont compris ce qu'elles ont fait, à quel point c'est sot et vain. Mais trop tard. Las, jamais elles ne remontront. Alors elles rougissent de honte.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 15:43

Modifié le lundi 05 octobre 2009 16:41

Mabon

Je m'efface et laisse place au son. Le son de Mabon... Bon equinoxe aux esprits rêveurs...

# Posté le mardi 22 septembre 2009 16:14

Modifié le mardi 22 septembre 2009 16:25

Zinzin

Zinzin
- C'est zinzin, ça fait du bien : c'est la cure de raisin ^^

- Oh là mon pote, t'es sûr que ça va ?

- Oui oui, ça va bien ! J'en mange, je ne manque de rien : c'est la cure de raisin ^^

- Cure de raisin, cure de raisin... Mais c'est toi qui va rendre zinzin, c'est quoi à la fin ?

- Ah, je ne t'ai pas dit ? Je fais une cure de raisin cette année : ça me va bien, elle me le rend bien, c'est...

- Ok, j'ai compris ! Pff, tu ferais mieux d'arrêter avec le pinard, ça te réussi pas !

- Mais non, t'as tout faux !

- Ah bon ? Tu passes pas un peu trop de temps à siroter du goulot ?

- Mais non, tu n'y es pas !

- Bon, explique-moi alors...

- Ok. En fait, pendant une cure de raisin, tu manges... ben du raisin.

- Et ?

- C'est tout. Du raisin, rien que du raisin. Exit les repas, tu grapilles comme tu veux, quand tu veux. Il faut compter généralement 1 à 2 kg par jour. Pour les variétés, libre à chacun. Du moment que le raisin est de qualité biologique et bien lavé. On peut alterner le blanc et le noir, faire tous les tests qu'on veut. Pour ma part, c'est le chasselas qui m'a le plus convaincu. A l'opposé, le Italia n'est pas adapté (peau trop épaisse), de même que bon nombre de raisins noirs (Lavallée par exemple).

- Woh... Tu me scies mec. Mais... question bête : c'est quoi l'intérêt de la chose ? Franchement, y'a que toi pour faire ça !

- Détrompe-toi ! Sans remonter jusqu'à l'époque Romaine, figure-toi que la cure de raisin était très en vogue à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. A tel point que des stations uvales se sont crées (une douzaine) en basse vallée du Rhône surtout et dans le Val de Loire. La très officielle Académie de médecine a même reconnu les bienfaits de la cure.

- Des bienfaits, des bienfaits... Je voudrais bien savoir lesquels moi !

- Sans rentrer dans les détails, je te répondrai que la cure de raisin est détoxifiante : bye bye les toxines accumulées dans tes tissus ! Dans le même temps, tu profites de sa richesse en vitamines et minéraux pour faire le plein d'énergie avant la saison d'hiver. Ainsi, il est courant d'avoir une belle pêche au sortir de la cure de raisin ;) De même, les sens sont aiguisés, goût en tête. Et puis d'autres choses que chacun peut découvrir en vivant sa cure.

- D'accord, mais... Enfin, je vais pas te faire un dessin !

- C'est bon, arrête de remuer des mains, j'ai compris ! Non, ce n'est pas si terrible ! Et puis je ne passes pas tout mon temps aux toilettes non-plus ! Maintenant, c'est sûr que le raisin en mono diète est laxatif et diurétique... Ca fait partie de l'effet recherché pour évacuer ^^

- Chapeau en tout cas. Et tu tiens combien de temps ?

- Il n'y a pas de règle. Enfin si, une : se préparer psychologiquement, car ce n'est pas anodin. Et puis prendre la cure comme une expérience bénéfique, pas comme une corvée. Ensuite, chacun fait comme il veut. Pour commencer, une journée peut être un bon test, histoire de savoir si on a envie de continuer. Sinon, je pense que ça vaut le coups de faire la cure pendant 3 jours ou plus, car ça permet de réaliser un bon travail d'évacuation. Les plus accros tiennent 2 semaines, parfois plus. Mais là, le suivi médical s'impose.

- Bien, bien, tu es en train de me convaincre... Je crois que je vais en parler à ma chérie, comme ça on se motivera l'un l'autre !

- Oublie. Ta chérie est enceinte, n'est-ce pas ? Alors ce n'est pas pour elle. Eventuellement l'an prochain mais sous la forme d'une journée par semaine, il ne faudrait pas contrarier la lactation. Et n'en parle pas non plus à ton cher cousin : la cure est interdite aux diabétiques. Par contre...

- Eh, mais qu'est-ce que tu fais ?

- Ben je m'y mets tout seul alors. Et tout de suite !

- Arrête ! Rends-moi mon raisin ! Putain, tu me prends la grappe : rends-moi mon raisin !!

^^

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 07:26

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 17:50

Early fall - Premiers frissons

Early fall - Premiers frissons
Texte à venir




J'ai écris hier soir. Voilà bien longtemps que cela ne m'étais pas arrivé. Je suis content. Mais je ne suis pas content. Car ces mots sont sombres, le texte a une tonalité morbide. J'aimerais écrire cuicui les oiseaux chantent... On s'en fout. Je sais pas pourquoi je jette cela...
Texte à venir donc. Ce ne sera pas celui-là.


Je traîne, je traîne... Le premier frisson ne m'anime plus vraiment. Il est en moi déjà ; d'autres indicateurs depuis. Mais de quoi il parle le ijika ? A houi, commençons par le commencement. Eh bien, au début était l'obscurité, puis... quelques temps plus tard -pas mal en fait-, il y a quelques jours pour être précis, je sens quelque chose dans l'air. Peut-être la lumière qui a déjà changé, ne serait-ce que dans ses nuances. Et puis l'après midi, sur une toile savament tissée, une épeire. Pas bien grosse. Elle va prendre du bedon, c'est sûr. Mais tout de même. C'est un des symboles de l'automne cette bestiole au demeurant bien laide, pourquoi l'associer à la saison la plus vibrante ? Premier frisson donc, frisson d'automne... Au moi d'août ? Il est pas bien le p'ti-jika ! Tatata, je m'instruis parfois, et je suis presque rassuré de voir que je ne suis pas le seul à vivre selon un découpage de l'année qui n'a rien d'administratif ^^ Bravo à celles et ceux qui ont lu jusque là : ce que je dis est d'un chiant... [/align]


31 août
L'automne commence le 23 septembre. Ah oui ? Vraiment ? Pfff, balivernes ! Avant. Dès les premiers jours de septembre, les perturbations atlantiques reviennent pleurnicher sur nos terres, dans une atmosphère volontier frisquette à l'heure où le soleil se lève, de plus en plus paresseux. Faut pas lui en vouloir, i la brillé, brilé, tout l'été, l'avez vu se lever à l'heure où vous dormiez ? Cette période, elle correspond au début de l'automne météorologique. La lumière aussi, qui perd en chaleur, le zénith moins haut déjà, et l'appel de la couette bien moins tard pour l'ami soleil. L'on s'en rend compte oui, vraiment, en cette période : les jours sont plus courts. Alors 23 septembre, non. Assurément. Cessez donc de gober sottement ce que le calendrier veut faire croire. Car l'automne, il n'y a pas de date, il commence quand vous le rencontrez. C'est votre coeur qui détermine quand il commence.


1er septembre
Belle pluie aujourd'hui, dans une relative fraîcheur qui tranche avec le coup de chaud d'hier. J'aime pas quand la pluie s'efface, laisse place à un affreux agrégat de nuages mous qu'un soleil tout aussi peu vaillant peine à percer. Déprimant. Et puis non. Pas aujourd'hui. Après le ciel de plomb arrosant généreusement la grise mine des gens aigris, ce ciel certes. Mais ce ne fut qu'une transition. En quelques dizaines de minutes à peine, c'est un beau ciel bleu à peine embêté par quelques cumulus (pour faire joli) qui est venu saluer la fin de la journée. J'aime ^^


02 septembre
La cellule commentaires, de même que le pôle messages privés, rapporte que plusieurs personnes m'encouragent à écrire cui-cui. Passque. Ok :
cui-cui
Voilà. Hum... Rien. Aucune conviction. Je n'y crois pas. A passer tout ce temps dans les tunnels sans fin du métro parisien, l'on a l'esprit qui s'obscurcit, et l'on ne pense plus à rien... que la lumière. Le calme. Chut, plus personne ; plus un bruit... Que le vent qui soulève fugace les feuilles du grand orme, un bruissement qui s'efface avec grâce. Et... Là.. Oui, là, au bonheur d'une branche généreuse, une couvée qui piaille, les entendez-vous :
cui-cui !!
C'est mieux ^^


03 septembre
J'écris tous les jours sur ce truc, ma foi, ça devient un diairy ?!
L'odeur des feuilles humides que la pluie nocturne a laissé avant de poursuivre vers le levant... Cette odeur d'humus que réhausse l'attrait des glands. Symbole de vigueur à l'heure où les feuilles commencent à tomber... L'automne est plein de paradoxes. Et puis un p'tit sourire au coin des lèvres. ; là, le soleil se lève...


04 septembre
La lune est belle ce soir. Elle brille ! Aveuglante pour peu. Vigie de la nuit, que l'on attraperait bien tant elle semble proche... Je ressens le besoin de traînailler quand vient le soir en ce moment, pretexte à être dehors, assister au spectacle du couchant. Je vibre à l'unisson ; ce spectacle, je le vis. J'ai besoin d'être là et de sentir l'automne m'envelopper de sa douce torpeur...

Jeudi 10 septembre
Tout n'est pas rose, bien-sûr. Plutôt mâtiné de marron, de beige voire de teintes ocrées. Mais dites-moi, si je vous demande de confier l'un de vos défauts, sans y réfléchir, que me dites-vous ? SI vous jouez le jeu, je sollicite l'éminent Docteur Van Psyko pour qu'il apporte toute l'expertise de sa vision professionnelle et, s'il est de bon poil, qu'il prodigue ses indispensables conseils ^^


Vendredi 11 septembre
Il y avait des cotillons par-terre. Plein ! Pour dire vrai, le sol en était jonché. Des verres aussi. Fi de leur silhouette élancée, c'est à moitié renversés, complètements vidés qu'ils laissaient émaner les réminiscences festives de la nuit étoilée. Dessus l'interminable table qui n'en finissait de s'allonger, plus guère de convives, non. Qu'une nappe froissée, pliée, déchirée, tâchée, comme autant de témoignages des joutes pacifiques engagées. Il y a la musique aussi : l'entendez-vous ? Entendez-vous l'orchestre jouer et que ne partions tourbilloner sur cette piste trop petite pour nos esprits assoiffés de liberté, tournons, tournons, le monde n'existe plus, tournons encore jusqu'à nous retrouver dans ces lieux inaccessibles où nous riront comme jamais : envoyons valser tout le reste !
Rien. Que le bruit redondant d'une fenêtre male fermée, les caprices d'un vent d'ouest chargé d'anthracite. Une goutte tombe sur le carreau recouvert de poussière : la voyez-vous ? Rien. Une larme coule sur une figuration évanouie...


Mercredi 16 septembre
Des piafs gazouillent dehors... L'air est tiède... Drôle d'impression. L'on se croirait (presque) quelque part entre fin mars et avril ; une de ces matinées où l'on sait que les mauvais jours sont derrière, l'espoir rivé sur les longues et douces journées ensoleillées : las, il est trop tôt pour se réjouir, alors on attend, impatient. Bientôt l'equinoxe : elle brouille les pistes...


Lundi 21 septembre
Ca y est, nous y sommes. Equinoxe*, Mabon...
La Nature est belle, rayonante, l'air est doux.
Pourtant je n'ai pas envie d'être d'humeur exhubérante.
A partir d'aujourd'hui, et pour six mois, les nuits sont plus longues que les jours.

* En fait c'est le 22 cette année.


Jeudi 1er octobre
Il m'est (de plus en plus) difficile d'encaisser la vie parisienne. Je suis fatigué. Fatigué. Fatigué.


Vendredi 02 octobre
Le soir. Je marche dans la rue. Quand soudain mon oeil est attiré par la lune. Oh comme elle brille, étincellante présence ténébreuse, ronde, tel un ventre plein des plus grandes promesses! Quand soudain, mon oeil est attiré par les dernières lueurs du jour. Oh comme ils éveillent un sombre attendrissement, vigies du jour qui s'efface quoi qu'il se passe, et s'en va répendre ailleurs sa lumière salvatrice. Quand soudain, mon oeil est attiré par la lune, là, les dernières lueurs ! Je regarde vers le levant. Le couchant. Le levant encore. Je n'arrive pas choisir, et me prends à rêver d'une vision parabolique qui me permettrait de saluer les deux. Mais il me faut faire un choix. La lune encore. C'est finalement vers le couchant que je jette mon dévolu... Un souffle frais vient à ma face ; je frissone.

# Posté le lundi 24 août 2009 17:27

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 16:07

La ferme !

La ferme !
La ferme !

J'ai lu un bouquin. Ce qui est déjà pas mal ^^
Il traînait depuis des lustres, là. Je le voyais pour ainsi dire tous les jours, et me disais que oui, il faudrait bien que je le lise un de ces quatre. Jamais allé plus loin. Pas le temps, pas envie... Des questions aussi.
Est-ce qu'il satisferait mon attente ? Avec un bon feeling je dois dire, quoique mâtiné d'une pointe de froideur, il ne devait pas me décevoir.
Alors c'est con, mais je préférais le laisser entre d'autres bouquins, quoique toujours en bonne vue. Comme pour me rappeler qu'il était là, attendant mon bon vouloir pour me raconter son histoire.
Et puis l'autre soir, ah ha, c'est l'illumination : je le lis !!

Un premier chapitre d'anthologie. Formidable exorde dont on se demande ce qu'elle va donner. Deuxième chapitre...
Allez, je ne vais pas raconter. Juste, en un mot, l'histoire d'une population opprimée et servile qui, guidée, aspire à a Liberté : va t-elle s'affranchir de son joug ? Va t-ele y arriver ? Comment ?
Cent cinquante pages plus tard, je me dis que ce bouquin est une allégorie de la condition humaine. Que l'auteur a été bigrement inspiré de prendre pour personnages des cochons, des moutons, et tous les animaux qui vont avec.
La fin est dure je dois dire. Très. Péroraison au goût d'inexorable lorque vient la dernière phrase...

Un bouquin que j'ai lu d'une traite, comme on regarde un film. En film ? Oui, il serait à adapter en film ce bouquin. Ah, au fait, c'est La ferme des animaux, et le gars qui l'a écrit, c'est George Orwell.

La Ferme ! / Grand declaration of war (ou quelque chose dans le genre)

Là aussi, texte à venir



Merci pour vos conseils : ça marche maintenant ! Enfin, ça sonne ^^

# Posté le dimanche 02 août 2009 18:27

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 08:19

Fleurs

Voici, Hermina, voici ces fleurs.
Prenez-les, je vous les offre.
Elle sont pour vous, elles sont à vous :

Sentez-vous leur parfum délicat ?

Je les ai cueillies tout à l'heure
Avec amour, je vous les offre,
Elles sont pour vous, je l'avoue :

Aimez-vous leur robe pleine d'éclat ?

Ce soir elle auront fâné, ô cruauté !
Flétries, ne seront plus bonnes qu'à jeter ;

Quand la lune brillera, ô lumière !
Prendront place, pudiques, dans un herbier.

Mais qu'importe...

Car dans l'instant gracieux de votre sourire magnifique
Résonne un parfum délicieux aux accents sucrés.

Car dans l'instant merveilleux de votre sourire magique
Résonne le parfum juvénile aux accents sacrés :

Bonne nuit belle enfant.
Fleurs

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 16:50

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 12:42

Moins bien que Faun à Marville

Moins bien que Faun à Marville
Une petite bafouille à venir + photo quand je l'aurai virtuellement développée (= encore des machins à brancher et des manip' à faire sur la bécane) :p

Bon, voilà pour la photo. Les fans reconnaîtront facilement Dave Gahan (eh non, je l'ai changée !). La bafouille ? Mmh... Je sens la pression. Clic. Décapsuleur. Mais non andouille, pas celle-là ! Ah bon ? Laquelle alors ? Hum... Ok... Des chiffres peut-être ? La barquette de frites dégueues à 4¤, dur de les faire passer !! Ah, pas ça ? Ok. Du monde, alors. Du monde, une foule énorme dans une énorme enceinte : 66 000 personnes qui reprennent en choeur le refrain de Never let me down again, et cette clameur unique qui résonne dans le Stade. La perspective formée par le soleil se couchant, cet oiseau paumé -et effrayé !!- qui dégage dare-dare vers des cieux moins bruyants, ces 132 000 mains qui battent... Tout ceci qui donne une composition à l'esthétique assez biscornue, quoique enivrante dans son règne éphémère... Drôle d'impression... Mais ne nous y méprenons pas : Faun à Merville, avec sa bonne centaine de fans, ses frites dégueues à 2¤ et ses p'tits zoziaux qui chantent devant le porche de l'église à la large nef, c'est un autre standing ^^

# Posté le mardi 30 juin 2009 15:14

Modifié le samedi 04 juillet 2009 14:07

Mieux que Johnny au Stade de France

Mieux que Johnny au Stade de France
Samedi 30 mai : tous les regards sont braqués sur le Stade de France où l'idole déjeune... On s'en fout. Qu'importe ce qu'il ait mangé, le soir même il donne un concert dans l'enceinte qui a couronné il y a quelques temps déjà 11 gars courant après la baballe. Dans ce climat de fête, qui se soucie de ce qui se passe à une distance respectable de là ? Ijika bien-sûr ! Là, dans le fin fond du trou du cul du monde -ah, la route pour y aller !- un groupe du nom de... Faut Ne... Foôon... je sais plus -ok, j'arrête de faire mon Steve Sic ;) donne un concert ! Oyez bonnes gens, et me voilà ravi d'aller au festival de Marville (c'est où déjà ?) applaudir la troupe à Oliver.
Le lieu est improbable. Un patelin de quelques centaines d'âmes, au milieu de nul part ai-je dis déjà, des maisons au grand âge, certaines restaurées, une grand place mise en valeur avec goût (la nuit encore plus), une église dont la nef semble à l'étroit : le décor est planté. Avec maestria je dois dire. Il n'y a pas foule. Ouf, on respire. Des gens arrivés là par hasard ou attirés par ce festival, des fans aussi, de gentes purcelles et doulx damoiseaux habillés à la mode médiévale... et une scène où s'active déjà avec talent Al'Varez. Et puis... Le soleil se couche... Faun peut commencer sa représentation. Goûteuse. La play-liste est judicieuse, jonglant entre classiques (Egil Saga, Andro...), quelques vieux titres et une paire de nouveautés qui font attendre le prochain album avec impatience. Tant mieux. On en reprendrait bien tient. Rappel : ils reviennent. Encore un peu. Et déjà les gens s'agglutinent autour de la cabane à CD et T-shirts. De retour dans la fraîche nuit Meusienne, je regarde briller les étoiles et me dis que ce n'est pas au Stade de France qu'il fallait être ce soir, non. C'est à Marville. Et je peux dire "J'y étais" ^^

Sur la photo : Oliver en plein solo de Lyansa

# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:49

Modifié le jeudi 04 juin 2009 04:59